01
Le point qui prête le plus à confusion
Un fichier peut être numérique sans être une facture électronique au sens du nouveau dispositif. La DGFiP indique qu’une facture de type image PDF, qu’elle soit numérisée ou générée depuis un outil bureautique, puis envoyée par mail, n’est pas une facture électronique. La différence importante est la présence des données structurées requises et le passage par une plateforme agréée. Cela évite de confondre dématérialisation visuelle et échange électronique structuré entre entreprises.
- PDF ordinaire + email direct : ce n’est pas le parcours de facturation électronique défini par la réforme.
- Données structurées : elles doivent exister dans le format attendu, et pas seulement être visibles à l’écran.
- Transmission : le flux B2B concerné passe par une plateforme agréée plutôt que par un simple envoi direct au client.
02
Factur-X montre pourquoi « PDF ou pas PDF » est la mauvaise question
Un document hybride comme Factur-X peut conserver une représentation PDF lisible tout en embarquant des données structurées. Il ne faut donc pas transformer la règle en slogan « tous les PDF sont interdits ». Le contrôle utile consiste à vérifier ce que votre système produit réellement : PDF image simple, document hybride avec XML structuré, UBL ou CII ; puis à confirmer que le profil et le parcours vers la plateforme correspondent au périmètre de votre entreprise. L’apparence du document ne prouve ni la structure ni la transmission.
- Identifier le format réellement généré par chaque source de facturation.
- Vérifier la présence et le profil des données structurées quand le format est hybride.
- Séparer la preuve de contenu de la preuve de transmission fournie par la plateforme.
03
Ce que l’équipe finance ou ERP peut vérifier en go-live
Prenez quelques factures représentatives de vos vrais scénarios et demandez à l’éditeur ou à l’intégrateur de montrer la sortie exacte, le format ou profil, la plateforme agréée utilisée et le retour observable après soumission. Si votre processus se termine encore par « générer un PDF puis l’envoyer par Outlook », traitez cela comme un écart à résoudre pendant le go-live, pas comme une preuve que le flux fonctionne. Conservez les résultats et les écarts par système source afin que les corrections portent sur le mapping ou la configuration responsable.
- Demander un exemple de sortie réelle, pas seulement une promesse de compatibilité.
- Tester plusieurs variantes métier pendant la recette et l’hypercare.
- Ne pas présenter un contrôle local réussi comme une certification ou un accusé de transmission.
Étape suivante
Passer du guide à une vérification concrète.
InvoiceBatch FR reste un preflight technique de corpus : il ne remplace pas votre ERP ou votre Plateforme Agréée et ne constitue ni une certification ni une preuve de transmission.
Contrôler un corpus de productionSources officielles
Ces sources cadrent les affirmations réglementaires de cette page. Les contrats et API d’une PA réelle doivent en plus être vérifiés auprès du fournisseur concerné.